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Douleur inflammatoire et alimentation : un lien fondamental.

  • Photo du rédacteur: julia ghilini
    julia ghilini
  • 27 juil. 2023
  • 3 min de lecture

Dernière mise à jour : 12 nov.


Réduire sa douleur avec plaisir, alimentation, Osteopathie Le Raincy

L’inflammation est une réaction naturelle du système immunitaire visant à protéger l’organisme en cas d’agression ou de lésion. Cependant, lorsqu’elle devient chronique, elle peut engendrer une douleur persistante et favoriser des pathologies plus graves. Dans ce contexte, l’alimentation joue un rôle essentiel dans la prévention et la gestion de cette inflammation.


Mécanisme de l’inflammation

Lorsqu’un tissu est agressé, l’organisme déclenche une série de réactions : dilatation des vaisseaux sanguins, afflux de globules blancs, et libération de médiateurs chimiques. Ces processus provoquent chaleur, rougeur, gonflement (œdème) et compression des nerfs, ce qui engendre la douleur.

Habituellement transitoire, cette inflammation se résorbe après la réparation des tissus. Mais si la guérison est incomplète, elle peut devenir chronique, augmentant les risques de fibrose ou de dégradation fonctionnelle, en particulier chez les personnes souffrant d’obésité, de diabète, ou de maladies auto-immunes.


Douleur inflammatoire et alimentation : les liens à connaître

Un régime alimentaire déséquilibré – riche en aliments ultra-transformés, sucres rapides, graisses saturées et glucides raffinés – favorise une inflammation de bas grade, souvent silencieuse mais délétère à long terme.


Pour limiter l’inflammation, il est recommandé de :

  • Limiter les aliments ultra-transformés (plats préparés, snacks, sodas, etc.)

  • Réduire les sucres simples à 100 g maximum par jour

  • Augmenter l’apport en fibres : 3 portions de légumes (env. 100 g chacun) et 2 portions de fruits par jour

  • Favoriser les bonnes graisses (oméga-3, 6 et 9) présentes dans :

    • Les poissons gras (maquereau, sardine, saumon)

    • Les huiles végétales (colza, olive, tournesol)

    • Les oléagineux et le soja

  • Privilégier les céréales complètes, légumineuses et farines variées (riz complet, avoine, sarrasin, quinoa…)

  • Respecter les recommandations de l’ANSES : équilibre protéines animales / végétales 50/50, avec un maximum de 500 g de viande par semaine, dont 175 g de charcuterie maximum.


Ces choix alimentaires, intégrés progressivement et sans contrainte, permettent de réduire l’inflammation chronique tout en respectant ses propres préférences et convictions.


L’inflammation liée au tissu adipeux

Les adipocytes, cellules de stockage des graisses, jouent un rôle actif dans l’inflammation. En cas de surpoids ou d’alimentation déséquilibrée, ils augmentent de volume et produisent des médiateurs inflammatoires en excès.


Cette inflammation diffuse favorise :

  • les douleurs articulaires et musculaires,

  • les déséquilibres métaboliques (résistance à l’insuline, diabète de type 2),

  • l’hypertension artérielle.


Le manque d’activité physique aggrave encore ce phénomène. D’après l’Insee (février 2023), un Français sur deux est en surpoids ou obèse, et la prévalence de l’obésité a doublé en 23 ans (de 8,5 % en 1997 à 17 % en 2020).


Inflammation du côlon et microbiote intestinal


Le syndrome du côlon irritable (SCI) touche environ 10 % des Français. Bien que ses origines restent mal connues, les recherches mettent en cause un déséquilibre du microbiote intestinal, en lien étroit avec l’alimentation.

Un régime pauvre en fibres ou riche en additifs alimentaires (comme les émulsifiants) peut provoquer une dysbiose, perturbant la flore intestinale et déclenchant une inflammation chronique.


Pour soulager le SCI, il est conseillé de :

  • Consommer davantage de fibres solubles (légumineuses, fruits, légumes cuits)

  • Éviter les aliments qui déclenchent les symptômes (via un journal alimentaire, si besoin)

  • Limiter les additifs (émulsifiants, conservateurs, colorants) qui altèrent le microbiote

Un microbiote équilibré contribue à la régulation de l’inflammation et à une meilleure gestion de la douleur digestive.


Comme le disait Hippocrate : "Que ton aliment soit ta seule médecine !" . L’alimentation constitue un levier puissant pour agir sur l’inflammation chronique, la douleur, et la prévention des pathologies métaboliques. Combinée à une activité physique régulière et à une bonne hygiène de vie, elle participe activement au retour vers le bien-être global.



Bibliographie :



© Julia Ghilini, Ostéopathe



 
 
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