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Le lumbago : comprendre pour mieux agir

  • Photo du rédacteur: julia ghilini
    julia ghilini
  • 26 janv.
  • 2 min de lecture

Dernière mise à jour : il y a 2 jours



Le lumbago, souvent appelé « tour de reins », correspond à une douleur aiguë du bas du dos, le plus souvent d’origine musculo-squelettique.


Il ne s’agit pas d’une atteinte des reins au sens médical, mais d’un blocage réflexe de certains muscles profonds, en réponse à une contrainte excessive ou inadaptée.




Que se passe-t-il dans le corps ?


Lors d’un lumbago, on observe fréquemment : une contraction réflexe et persistante des muscles paravertebraux, souvent associée à une hypertonie du psoas, et parfois à celle du périnée, muscles qui ne parviennent plus à se relâcher.


Ces contractions forment un véritable verrou musculaire, un mécanisme comparable à celui du torticolis.




Quand et pourquoi survient le lumbago ?


Le lumbago apparaît généralement dans un contexte de déséquilibre entre les capacités du corps et la contrainte imposée, par exemple : mauvaise posture prolongée, musculature insuffisamment préparée, effort trop important ou mal contrôlé et/ou faux mouvement parfois anodin en apparence. Le corps réagit alors par une mise en sécurité brutale.




Comment se manifeste la douleur ?


La douleur est souvent décrite comme une compression profonde des fesses, centrée autour du coccyx ou du bassin. Une gêne pouvant irradier vers l’abdomen ou un membre inférieur et/ou une sensation de fatigue musculaire intense.


Elle peut être déclenchée ou aggravée par les éternuements, la toux et certains mouvements brusques.


L’attitude antalgique est caractéristique par un dos penché, les fesses en arrière, une inclinaison latérale. Allongé.e en position fœtale est parfois la seule posture supportable.




Quand faut-il s’inquiéter ?


Un lumbago non compliqué n’est généralement pas une urgence médicale. En revanche, un avis médical immédiat est indispensable en cas de :


  • Douleur reproduite par la manœuvre de Valsalva (où l' on se pince le nez en gonflant les joues d'air et où l'on produit une surpression abdominale) = MEDECIN

  • Déficit moteur (pied qui se dérobe sur les pointes ou les talons) = URGENCE

  • Rétention urinaire = URGENCE

  • Insensibilité dans la région des fesses ou du périnée = URGENCE

  • Fièvre = MEDECIN

  • Malaise = URGENCE


En l’absence de ces signes, une prise en charge fonctionnelle (dont l’ostéopathie) est pertinente.




Que faire en phase aiguë ou en attendant une consultation ?


L’objectif principal est d’aider le muscle à se relâcher, sans forcer.


Actions simples et efficaces : marche douce et régulière, mouvements lents de déhanchement, mobilisations progressives du bassin, utilisation d’un ballon de Klein (rotations, bascules, mouvements avant/arrière).


Même après une séance d’ostéopathie, le ballon reste un excellent outil pour finaliser la détente des muscles profonds.




Et après la crise ?


Une fois la douleur calmée, il est essentiel de prévenir les récidives par un renforcement adapté :


  • gainage progressif

  • travail de la sangle abdominale

  • renforcement des dorsaux (type “superman”, bien contrôlé)

  • attention portée à la respiration et à la coordination périnée–abdominaux–dos (abdominaux hypopressifs, yoga, natation)



© Julia Ghilini Ostéopathe


 
 
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